L’ADCPG-CATM de la Gironde : gestionnaire du Centre Jean Bernard

Qu’est ce que l’ADCPG-CATM et quelle est sa vocation ?

Cette Fédération est adhérente à l’Union Française des Associations de Combattants et Victimes de Guerre (UFAC-VG) représentée au Conseil d’administration de l’Office National des Anciens Combattants (ONAC), organisme public, et sous tutelle du Ministère des Armées.

En dehors de son action pour la défense des intérêts des anciens combattants, elle s’attache à défendre les intérêts des victimes de tous les conflits actuels, (OPEX, Sahel, Syrie, Irak…), et aussi les victimes d’attentats terroristes qui ont eu lieu ces dernières années. (Ex victimes Bataclan, Nice etc.)

Elle exerce aussi une action sociale et chaque association départementale, organise et déploie son activité autour de différentes initiatives, par des actions de solidarité (aide aux sinistrés, catastrophes naturelles…), ou par des opérations de financements de programme de santé ou de recherche (ex avec
l’association France Alzheimer ou avec l’Institut Gustave Roussy). 

L’ADCPG-CATM en Gironde se compose essentiellement de membres actifs (prisonniers de guerre, anciens militaires, veuves de guerre). Elle admet aussi des sympathisants et sympathisantes, et des membres honoraires bienfaiteurs. Les statuts de l’association précisent que celle-ci a pour but de suivre la liquidation des problèmes liés à la captivité, de la guerre, de venir en aide aux adhérents et aux familles et aussi de créer et de gérer des établissements médico-sociaux

Celle-ci œuvre donc depuis plus de 40 ans en faveur de l'épanouissement personnel des personnes en situation de handicap avec le souci constant de subvenir à leur éducation et à leur insertion sociale et professionnelle

Cet engagement trouve son écho au travers des valeurs comme la solidarité, l’humanisme et la probité.

L’ADCPG-CATM concrétise ses actions sur le terrain par le biais d’un comité de gestion constitués d’adhérents et ouvert sur la société civile. C’est ce comité de gestion-là qui prend les décisions importantes quant à l’avenir des établissements médico-sociaux, dans le respect du libre choix de l'usager à son projet et en conformité avec la loi de 2002. 2.

Celui-ci est constitué d’anciens combattants mais il s’ouvre de plus en plus à la vie civile et comprend aussi des anciens directeurs d’établissement médico-sociaux et des médecins.

L’importance de son action dans le développement du Centre

Quelques mots du président Monsieur Jean-Claude ETIENNE

"Notre association départementale, créée en 1945, est le résultat d’un vaste élan de solidarité, qui ne se démentit jamais et, au contraire, s’affirma au cours des années. 
Mouvement de solidarité intergénérationnelle, son but, tel qu’il est précisé dans ses statuts, est avant tout orienté vers le social.

A leur retour massif en 1945, les prisonniers de guerre reviennent dans leurs foyers. Que découvrent-ils ? Ils découvrent des situations familiales difficiles. Certains n'ont pas retrouvé leur épouse. D'autres n'ont pas été reconnus par leur enfant qu'ils n'avaient pas vu depuis cinq ans. D'autres ont retrouvé un enfant dont ils n'étaient pas les géniteurs. Enfin, d'autres ont retrouvé un enfant pas comme les autres, avec une différence, pour ne pas dire avec un handicap. Les années passèrent, ces enfants grandissaient et cette différence de plus en plus évidente. Que fallait-il faire ?

Aucune structure pour les accueillir n'existait à cette époque. Dans le cadre de cette solidarité, de cette amitié et de cette complicité qu'ils avaient, ils décidèrent d'entreprendre des démarches administratives pour créer un établissement susceptible d'accueillir ces jeunes devenus adultes et oisifs.

La motivation profonde des Anciens Combattants était de trouver la formule de l'hébergement d'une part et une solution leur permettant de "lutter" contre l'handicap et améliorer la vie de leurs enfants, pour en faire des adultes insérés dans la société, en travaillant et encadrés par des spécialistes.”